5 bonnes raisons de regarder Underground

Underground

La série Underground a tiré sa révérence, après deux saisons de bons et loyaux services, sur UN CLIFFHANGER INSUPPORTABLE, pas merci les gens qui ont décidé de l’annuler (et comme c’était ni Sense8 ni Netflix, ça s’est passé dans l’indifférence la plus totale et on n’en entendra probablement plus jamais parler, hélas).

HÉLAS, oui, car cette série possédait moult qualités, et que si tu es passé à côté, tu devrais quand même te pencher dessus, malgré cette fin QUI FAIT GRINCER DES DENTS.

Nombre de saisons : 2
Nombre d’épisodes : 20 (10 par saison)
Durée des épisodes : 55 minutes
Jusqu’où regarder : jusqu’au bout ET AU-DELÀ

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Cette affiche de la saison 1 rend fort peu hommage à tous les personnages féminins passionnants

L’intrigue ?

Sud des États-Unis, milieu du XIXe siècle. Dans la plantation Macon, certains esclaves se disent qu’ils en ont un peu marre (euphémisme) et décident de s’évader. Comment va se passer leur fuite ? Qu’est-ce qui attend ceux qu’ils abandonnent derrière eux ? Et eux, que vont-ils trouver devant ?

En dehors du fait que l’histoire est intéressante (surtout racontée comme ça), pourquoi la regarder ?

  1. Des personnages féminins multiples, badass et passionnants

    Dès le début, on a une belle mixité de casting, avec plusieurs personnages féminins d’origines différentes, de caractères différents, de convictions différentes, qui ne vont pas réagir de la même manière aux événements qui se présentent à eux, en bref, des VRAIS personnages féminins comme on a envie d’en voir plus souvent.
    Et puis, à partir de la saison 2, la grande majorité des personnages masculins sont (spoiler) soit morts, soit inutiles, soit dans l’incapacité d’agir pour une raison ou une autre, et là les femmes prennent le pouvoir (et il y en a même de nouvelles qui arrivent, fabuleux).
    En commençant à regarder, je ne m’attendais pas à trouver une série aussi féministe dans sa représentation (en plus une bonne partie des persos sont noirs, double bonus), et pourtant c’est l’une des meilleures à ce niveau-là que j’ai vues depuis un bon moment. Donc, rien que pour ça, je dis oui.

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    Batman aussi approuve

     

  2. Une BO à la fois surprenante et parfaitement adaptée

    Un truc que j’aime beaucoup, dans les séries, c’est quand je suis face à une série historique qui utilise de la musique contemporaine (coucou Peaky Blinders). Et ici, à part le générique qui est plutôt folk, on a plutôt droit à du rap, du r’n’b, et tout un tas de musiques de ce genre que je sais pas trop définir parce que j’en écoute pas habituellement. Et ça rend vachement bien, ça donne du punch aux persos déjà combattifs, ça rajoute de l’intensité aux scènes à suspens, et ça donne, fatalement, un côté très contemporain à cette histoire d’un autre temps (ou pas tant que ça, maybe).

  3. Une histoire très contemporaine

    Puisqu’on en parle, tiens. Malgré sa son côté historique très prononcé, cette histoire résonne dans notre monde actuel par bien des aspects. La place de la femme, déjà, on peut s’en douter, mais aussi l’importance de la rébellion, de défendre ses propres valeurs, et de ne pas se laisser marcher sur les pieds par les puissants (je résume très grossièrement). C’est engagé, et ça le fait savoir (de manière plus ou moins subtile).

  4. Une leçon d’histoire

    Même si, bon, elle est coupée court à la fin de la seconde saison (ai-je déjà parlé de ma frustration face à cette annulation ?). La série aborde l’esclavage en parlant d’une période assez peu traitée (du moins, dans tout ce qui est grand public, j’ai l’impression). On entend beaucoup parler de la traite des esclaves, de la guerre de sécession, mais cette période charnière, au milieu, où les anti-esclavagistes commencent à s’organiser, où les balbutiements de la rébellion prennent racine, personnellement, c’était un truc que je connaissais pas du tout, et ça m’a donné envie d’explorer un peu plus certains personnages historiques cités, pour mieux la connaître.

  5. Une série qui ose

    Elle ose, déjà, prendre des femmes noires en personnages principaux, elle ose musicalement, elle ose tout ce dont je parlais plus haut, mais aussi, elle ose au niveau du format et de la narration. J’ai, par exemple, été profondément marquée par  un épisode entier dédié à une personne qui fait un discours. Et c’est tout. Pendant quarante-cinq minutes, on voit cette personne parler, parfois les réactions des gens qui l’écoutent. Pas d’action, pas de flash-backs, pas de rebondissements. Juste quelqu’un qui parle.
    Et c’est passionnant.

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C’est la saison 2 fini de déconner

En plus de tout ça, on peut évidemment rajouter tout ce qui fait les qualités d’une bonne série : des personnages attachants, une intrigue haletante, un rythme maîtrisé, tout ça.

Il y a peu, je me demandais justement comment je décrirais la série idéale, pour moi, et je suis parvenue à cette définition : une histoire qui se passe aux États-Unis au XIXe siècle, avec des personnages féminins travaillés, de la musique contemporaine, graphiquement belle, et à l’intrigue passionnante.

Et j’ai réalisé que cette série, c’était Underground.

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