5 bonnes raisons de regarder Good Girls Revolt

Cette série m’avait intriguée quand elle était sortie l’automne dernier, mais, la vie étant ce qu’elle est, je n’ai pris le temps de découvrir sa seule et unique saison cet été. Ce qui est bien est que, comme je savais déjà qu’elle était annulée, ma frustration n’a pas été trop intense à la fin du dernier épisode. Mais quand même. J’aurais regardé the hell out of une saison 2, moi.

Nombre de saisons : 1
Nombre d’épisodes : 10
Durée des épisodes : 50 minutes
Années : 2016 (terminée)
Jusqu’où regarder : jusqu’au bout (on va quand même pas s’arrêter en plein milieu d’une saison, non ?)

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L’intrigue ?

Alors que les années 1970 s’approchent à grand pas, des jeunes femmes travaillant dans un magazine américain réalisent que c’est pas trop normal qu’elles n’aient pas le droit de devenir des reporters comme les hommes, et qu’elles soient cantonnées aux tâches subalternes.

  1. L’histoire du féminisme

    En tant que féministe (c’est-à-dire en tant qu’être humain doté d’un minimum de conscience), ça m’intéresse toujours d’en apprendre plus sur le sujet, sur ses combats, et sur ce qui a mené à la situation actuelle. Toutes ces petites prises de conscience, tous ces petits « eh mais en fait c’est pas normal », toutes ces choses qui, aujourd’hui, peuvent nous sembler acquises, ne l’ont pas toujours été, et c’est toujours intéressant de revenir sur ce qui a été fait. Bon, certes, ici, c’est de la fiction, mais inspirée d’une histoire vraie, et la fiction ne permet-elle pas de mettre en lumière des problématiques réelles ? En regardant cette série, on se divertit, et on apprend aussi des trucs sans trop se fatiguer, donc c’est parfait pour moi et ma #flemme.

  2. Des personnages féminins variés

    Les trois personnages principaux sont des employées du magazine, et chacun représente une facette différente de la femme américaine à cette époque : on a la hippie aux moeurs libérés, la jeune femme coincée dans un mariage malheureux qui rêverait de se concentrer sur sa carrière, et celle pour qui le travail n’est qu’un pis-aller en attendant un riche mariage. Autour d’elles gravitent encore d’autres types de personnalités (la mère de famille, la riche héritière d’un empire financier, la carriériste, etc.), et chacune est présenté avec bienveillance et sans jugement sur sa situation ou son état d’esprit, permettant de créer un prisme de la situation féminine à cette époque.

  3. Aucune rivalité féminine

    Même si, dans le travail et à cause de leur personnalité, elles sont parfois amenées à entrer en conflit (parce que l’une voulait travailler sur un sujet et qu’il échoit à une autre, par exemple), au final, elles se serrent toutes les coudes face aux difficultés et se soutiennent mutuellement, en tant que groupe ou qu’individus. Et ça fait plaisir, une série avec un cast féminin où il n’y a pas « la méchante », ni « la peste » pour servir de bouc émissaire. Elles ont peut-être des objectifs différents, des raisons différentes, des intérêts différents, mais elles sont toutes dans le même panier et en sont consciente. Alors forcément, une série qui glorifie la solidarité féminine, moi je dis oui.

  4. Des personnages masculins humains

    Parce que oui, le focus a beau être mis sur les personnages féminins, il faut bien quelques personnages masculins pour oppresser tout ça. Et, même s’ils ont parfois (souvent) des réactions ou des remarques énervantes, ce ne sont pas des êtres présentés comme fondamentalement mauvais. Il font ce qu’ils pensent être le mieux, selon la mentalité de l’époque, pour leur magazine, pour leur couple, pour leur famille, pour leur carrière, etc. Ils ne se rendent simplement pas compte qu’ils sont condescendants, paternalistes, ou tout simplement que leurs commentaires sont déplacés, parce qu’ils ne comprennent pas. Et je trouve ça vraiment bien que ces personnages restent dans une zone grise, n’étant ni diabolisés (pour les pires) ni glorifiés (pour les plus sympathiques).

  5. L’ambiance des années hippies

    Ce point aurait pu être plus développé à mon goût, mais j’ai vraiment aimé être plongée dans cette atmosphère en ébullition de la fin des années 1960, avec les couleurs, la musique, la guerre du Vietnam, les manifestations de la contre-culture, le bruit de machines à écrire, les vêtements, les moustaches, les cigarettes dans les lieux publics… Toute une époque retranscrite sous nos yeux ébahis (ou presque)

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Jane, Patti et Cindy, les trois héroïnes. Perso, je sais pas laquelle j’ai préféré, entre Jane et Cindy (alors qu’au début, c’était Patti qui avait toutes mes sympathies).

En résumé, c’est une série qui, sur seulement 10 épisodes, n’a pas vraiment eu le temps de se développer et c’est bien dommage, car elle abordait des thématiques vraiment chouettes, et d’une manière pertinente. En tout cas c’est une bonne ouverture sur ce événement assez méconnu du féminisme (enfin pour moi), et c’est une série prenante et sympathique, intelligente et divertissante. À découvrir ! (malgré la frustration.)

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