Hillbilly Élégie, J.D. Vance

J’aime bien lire des témoignages historiques et sociaux (surtout américains) (surtout du XIXe siècle) (surtout de l’Ouest) (#teamwestern jusqu’au bout). Du coup, quand l’occasion m’a été donnée de lire celui-ci à l’occasion des matchs de la rentrée littéraire, j’ai dit oh ben oui pourquoi pas.

Mais ce qui est un peu le problème des témoignages de manière générale (du moins en ce qui me concerne), c’est que, même si ça m’intéresse sur le fond, la forme fait que je trouve souvent ça moins entraînant qu’un roman et je m’investis moins.

Hillbilly-elegie

 

De quoi ça parle ?

L’auteur a grandi dans une famille ouvrière blanche des Appalaches, et raconte son enfance et sa jeunesse, entre envie de s’en sortir et influences sociales.

 

 

J’ai apprécié ce livre, je l’ai lu rapidement (un trajet en train) (oui bon un long trajet) (je fais partie des oubliées du TGV), et j’ai trouvé vraiment intéressant de découvrir ce pan de la population américaine que je connais assez mal, et qui est assez peu représenté de manière générale – pas vraiment des rednecks, pas non plus des gens de l’Ouest (comme dans Blessés), ni des citadins. Au niveau sociologique et culturel, ça a été une lecture vraiment instructive, qui m’a permis de mieux comprendre l’Amérique et les Américains.

Mais mon problème, comme je disais plus haut, c’est que je l’ai surtout lu comme un documentaire et que du coup, si ça m’a intéressée, je n’ai pas vraiment réussi à y adhérer pour autant, ni à éprouver de l’empathie pour les personnages – les personnes. Du coup, je l’ai apprécié pour son aspect culturel et sa valeur de témoignage, mais pas tant pour son aspect littéraire et personnel.

Est-ce que ça veut dire que je suis une psychopathe en manque d’empathie ? Je ne pense pas. (J’espère pas.) Je pense surtout que la manière dont je l’ai abordé à joué sur mon ressenti et ma façon de me confronter aux personnages : comme ce sont de vraies personnes, je n’ai pas envie de projeter sur eux des fantasmes (au sens large), des interprétations, comme je le fais pour des personnages de romans, parce que pour moi ce serait un peu malsain, ça serait m’immiscer dans la vie de ces vraies personnes qui n’ont rien demandé et qui ne méritent pas ça.

Du coup, à cause de ça, je prends de la distance avec le texte et je l’aborde avec un regard très extérieur, plus curieux de ce qu’il peut m’apprendre que de ce qu’il me raconte (au sens d’histoire romanesque).

C’est donc pour ça que, ici, j’ai aimé ma lecture sans m’y sentir impliquée émotionnellement, d’autant plus que l’histoire est (relativement) contemporaine. J’ai aimé la découverte, j’ai aimé ce que j’ai appris, mais mon avis sur le livre en tant que tel est plus mitigé, et je ne sais pas si, à cause de cette distance que j’ai prise, il restera longtemps dans mes pensées.

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