La mille et deuxième nuit, Carole Geneix

Un matin de décembre, j’ai découvert ce livre dans ma boîte aux lettres, comme ça, envoyé par Rivages because of reasons (ils voulaient sûrement me faire un cadeau de Noël je sais pas) (en tout cas j’apprécie). Je n’avais quoi qu’il en soit aucune idée de ce que c’était mais j’ai trouvé la couverture très sexy et, à mon retour en janvier, forte de ma résolution de lire du policier en 2018 (tkt tu vas en entendre parler toute l’année), j’ai ouvert ce livre reçu à point nommé.

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L’intrigue ?

Dans le luxueux Paris de la belle époque, se prépare une fête orientalisante à laquelle tout le monde veut assister. Mais lorsqu’une fantasque comtesse russe y est retrouvée morte, les choses se corsent pour tout ce beau monde.

 

Ce que j’ai aimé dans ce livre, plus que la partie policier (le fameux meurtre n’arrive qu’au tiers du roman, et sa résolution n’est pas follement empreinte de suspense), c’est l’atmosphère et le récit d’une époque et d’une classe sociale qu’il fait. J’ai adoré me plonger dans ce riche Paris à la veille de la Première Guerre mondiale, avec ses extravagances, ses propres codes et sa propre hiérarchie. Voir les manipulations des uns et des autres, leurs buts avoués ou inavoués, et les analyses des relations sociales, c’est vraiment ce qui m’a le plus plu.

C’était vraiment un plaisir de plonger dans ce portrait d’une époque, d’une atmosphère, d’un moment de tous les possibles (juste avant le naufrage du Titanic, et quand la Première Guerre mondiale n’est même pas encore à envisager), d’une période de faste, d’inventions et de créativité. L’autrice arrive à faire sentir que l’on se trouve sur le point d’un basculement, mais que celui-ci est invisible aux yeux de ses protagonistes, et c’est ce décalage entre la vie des personnages et le monde autour d’eux que j’ai trouvé particulièrement intéressant, et particulièrement bien rendu.

Du coup, même si je n’ai pas lu le roman policier que j’attendais, ce roman de mœurs, en quelque sorte, m’a vraiment ravie, par sa capacité à esquisser une époque et une société en plein bouleversement.

En plus de ça, je tiens à souligner qu’un des personnages s’appelle Oriane et que, ok, c’est pas tout à fait mon prénom, mais c’est l’une des premières fois de ma vie qu’un personnages de fiction a un nom aussi proche du mien, et rien que ça, ça se fête.

Big up aussi au passage à la sublime couverture, qui m’a direct séduite et plongée dans l’univers, avec son côté art déco. Rien que ça, ça donne envie d’ouvrir le livre.

2 réflexions sur “La mille et deuxième nuit, Carole Geneix

  1. Merci beaucoup pour cette très belle critique de La Mille et Deuxième Nuit ! J’aime beaucoup l’appellation « Roman de Moeurs »… et contente d’avoir (presque) remis votre prénom à l’honneur !

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